les AMAZONES de Kër Cupaam
Par Lt Babacar DIOP, jeudi 24 mai 2007 à 17:19 :: Développement durable :: #16 :: rss

La femme africaine, actrice privilégiée du développement durable, par sa position sociale et sa place de mère,...
La création de la Réserve Naturelle de Popenguine en 1986 a permis d’impliquer une partie de la population locale, des femmes mobilisées en groupement, dans la restauration du milieu naturel. Une mobilisation qui s’est mise en place grâce à la motivation et à la détermination des femmes.
Une année après la création de la Réserve Naturelle de Popenguine, une partie des femmes de l’Espace Naturel Communautaire « Kër Cupaam » a compris qu’elle avait un rôle capital à jouer dans le processus de restauration de leur propre environnement. Ces femmes se sont spontanément engagées aux côtés de l’administration de la réserve afin de participer à l’effort de conservation en s’organisant en groupement.
En s’attaquant à la réhabilitation directe du milieu naturel de la Réserve, il est en effet très vite apparu aux femmes qu’elles ne devaient pas s’en tenir à une action exclusive au sein de cet espace protégé. A partir du moment où la Réserve Naturelle de Popenguine a été créée, la véritable problématique d’environnement s’est reportée en dehors des limites de cet espace. La nécessité d’engager une action plus large s’est alors fait sentir, afin d’agir à la source du problème.
Le mouvement des femmes du village de Popenguine a pris de l’ampleur avec l’aide ponctuelle de différents partenaires. Mais surtout, il s’est élargit à toute la périphérie de la Réserve Naturelle grâce à l’adhésion des femmes des sept autre villages de l’espace Kër Cupaam et aux activités sociales et économiques par la mise en place d’un programme de développement durable.
En véritables « AMAZONES », ces intrépides guerrières de la Cour de « Kër Cupaam », les femmes de l’Espace Naturel Communautaires sont en train de contribuer de façon décisive à l’amélioration de leur cadre de vie.
Dotées d’un esprit pionnier tout à fait salutaire, ces femmes ignorant les moqueries et railleries des débuts difficiles ont transformé de façon radicale l’écologie de cet Espace Naturel Communautaire dont le noyau central reste la Réserve Naturelle de Popenguine.

En s’impliquant de façon volontariste dans des tâches de reboisement, de nettoiement, de revitalisation du patrimoine faunique, de restauration du milieu naturel dégradé etc., ces femmes ont définitivement rompu avec la mentalité d’assister, en valorisant le travail utile au service de la collectivité, devenant ainsi des modèles pour l’ensemble de la communauté nationale et internationale.
Ces femmes ont réussit à repiquer des dizaines d’hectares de mangrove qui a eu un impact positif tant pour les populations avec la réapparition de certains crustacés comme la crevette les huîtres etc., mais aussi pour les autorités Etatiques qui ont érigé cette partie en réserve naturelle d’intérêt communautaire. L’organisation des femmes entretient chaque année un pare feux de 6m de large sur 12 km de long. Plus de 8000 plantes d’espèces différentes sont reboisées depuis la création de la Réserve Naturelle par le collectif. Des digues de retenus d’eau des ouvrages antiérosives comme cordons pierreux se réalisent chaque année. Chaque groupement de village dispose aussi d’un bois de village (exploitation de bois de chauffe et d’œuvre) permettant ainsi de ne plus déboiser l’espace naturel. Entre autres réalisations il y’a la mise en place d’une Mutuelle d’Epargne et de Crédit parallèlement au système de micro crédit (crédit revolving) entre les femmes, la mise en place d’un réseau permanant de collecte des ordures ménagères pour chaque village.
Imaginatives et audacieuses, ces femmes sont en train d’explorer d’autres créneaux productifs susceptibles d’améliorer sensiblement les conditions de vie des populations de l’Espace Naturel. Avec le soutien agissant des autorités nationales et des partenaires au Développement, ces femmes font des pas convaincants sur les sentiers sinueux du Développement Durable.
Cette forme d’organisation sociale continue de permettre à la communauté d’améliorer considérablement ses conditions socio-économiques et bien être dans la mesure où toute femme membre du Collectif bénéficie d’un prêt personnel qui lui permet d’exercer des activités génératrices de revenus. Grâce aux partenaires chaque groupement de village dispose d’un magasin de gaz butane pour subvenir aux besoins énergétiques. Chaque village dispose aussi d’un magasin céréalier pour parer aux éventuelles périodes de soudures. Le recyclage des déchets en objet d’art constitue une source de revenus non négligeable du fait de la présence des touristes en permanence. La vente des autres produits issus des activités lucratifs fait gagner aux femmes de l’argent. En fin la prestation de service à travers les campements touristiques des femmes (hébergement, restauration) constitue une source de revenus. Par exemple les femmes qui travaillent dans le campement se partagent chaque mois les 30% des bénéfices. Toutes ces recettes sont destinées au bon fonctionnement des ménages.
L’expérience de Popenguine est là pour démontrer que le développement peut et doit venir de la base, c'est-à-dire des populations locales qui savent ce qui est bon pour elles. La femme africaine, actrice privilégiée du développement durable, par sa position sociale et sa place de mère, ne peut pas être exclue du développement et de la gestion des ressources naturelles, en particulier lorsque le développement est en partie synonyme pour elle de changement social et d’amélioration des conditions de vie. A Popenguine, c’est même la protection de l’environnement et du milieu de vie qui a permis ce changement pour les femmes. C’est donc avec elles que seront gagnés les nombreux combats contre la désertification, la croissance démographique, la malnutrition……….
L’expérience de Popenguine ne peut servir que de référence ou de modèle. Elle permet de comprendre que la réussite d’un tel projet repose sur la collaboration entre l’Etat, les populations locales et les acteurs nationaux et internationaux.
Une année après la création de la Réserve Naturelle de Popenguine, une partie des femmes de l’Espace Naturel Communautaire « Kër Cupaam » a compris qu’elle avait un rôle capital à jouer dans le processus de restauration de leur propre environnement. Ces femmes se sont spontanément engagées aux côtés de l’administration de la réserve afin de participer à l’effort de conservation en s’organisant en groupement.
En s’attaquant à la réhabilitation directe du milieu naturel de la Réserve, il est en effet très vite apparu aux femmes qu’elles ne devaient pas s’en tenir à une action exclusive au sein de cet espace protégé. A partir du moment où la Réserve Naturelle de Popenguine a été créée, la véritable problématique d’environnement s’est reportée en dehors des limites de cet espace. La nécessité d’engager une action plus large s’est alors fait sentir, afin d’agir à la source du problème.
Le mouvement des femmes du village de Popenguine a pris de l’ampleur avec l’aide ponctuelle de différents partenaires. Mais surtout, il s’est élargit à toute la périphérie de la Réserve Naturelle grâce à l’adhésion des femmes des sept autre villages de l’espace Kër Cupaam et aux activités sociales et économiques par la mise en place d’un programme de développement durable.
En véritables « AMAZONES », ces intrépides guerrières de la Cour de « Kër Cupaam », les femmes de l’Espace Naturel Communautaires sont en train de contribuer de façon décisive à l’amélioration de leur cadre de vie.
Dotées d’un esprit pionnier tout à fait salutaire, ces femmes ignorant les moqueries et railleries des débuts difficiles ont transformé de façon radicale l’écologie de cet Espace Naturel Communautaire dont le noyau central reste la Réserve Naturelle de Popenguine.

En s’impliquant de façon volontariste dans des tâches de reboisement, de nettoiement, de revitalisation du patrimoine faunique, de restauration du milieu naturel dégradé etc., ces femmes ont définitivement rompu avec la mentalité d’assister, en valorisant le travail utile au service de la collectivité, devenant ainsi des modèles pour l’ensemble de la communauté nationale et internationale.
Ces femmes ont réussit à repiquer des dizaines d’hectares de mangrove qui a eu un impact positif tant pour les populations avec la réapparition de certains crustacés comme la crevette les huîtres etc., mais aussi pour les autorités Etatiques qui ont érigé cette partie en réserve naturelle d’intérêt communautaire. L’organisation des femmes entretient chaque année un pare feux de 6m de large sur 12 km de long. Plus de 8000 plantes d’espèces différentes sont reboisées depuis la création de la Réserve Naturelle par le collectif. Des digues de retenus d’eau des ouvrages antiérosives comme cordons pierreux se réalisent chaque année. Chaque groupement de village dispose aussi d’un bois de village (exploitation de bois de chauffe et d’œuvre) permettant ainsi de ne plus déboiser l’espace naturel. Entre autres réalisations il y’a la mise en place d’une Mutuelle d’Epargne et de Crédit parallèlement au système de micro crédit (crédit revolving) entre les femmes, la mise en place d’un réseau permanant de collecte des ordures ménagères pour chaque village.
Imaginatives et audacieuses, ces femmes sont en train d’explorer d’autres créneaux productifs susceptibles d’améliorer sensiblement les conditions de vie des populations de l’Espace Naturel. Avec le soutien agissant des autorités nationales et des partenaires au Développement, ces femmes font des pas convaincants sur les sentiers sinueux du Développement Durable.
Cette forme d’organisation sociale continue de permettre à la communauté d’améliorer considérablement ses conditions socio-économiques et bien être dans la mesure où toute femme membre du Collectif bénéficie d’un prêt personnel qui lui permet d’exercer des activités génératrices de revenus. Grâce aux partenaires chaque groupement de village dispose d’un magasin de gaz butane pour subvenir aux besoins énergétiques. Chaque village dispose aussi d’un magasin céréalier pour parer aux éventuelles périodes de soudures. Le recyclage des déchets en objet d’art constitue une source de revenus non négligeable du fait de la présence des touristes en permanence. La vente des autres produits issus des activités lucratifs fait gagner aux femmes de l’argent. En fin la prestation de service à travers les campements touristiques des femmes (hébergement, restauration) constitue une source de revenus. Par exemple les femmes qui travaillent dans le campement se partagent chaque mois les 30% des bénéfices. Toutes ces recettes sont destinées au bon fonctionnement des ménages.
L’expérience de Popenguine est là pour démontrer que le développement peut et doit venir de la base, c'est-à-dire des populations locales qui savent ce qui est bon pour elles. La femme africaine, actrice privilégiée du développement durable, par sa position sociale et sa place de mère, ne peut pas être exclue du développement et de la gestion des ressources naturelles, en particulier lorsque le développement est en partie synonyme pour elle de changement social et d’amélioration des conditions de vie. A Popenguine, c’est même la protection de l’environnement et du milieu de vie qui a permis ce changement pour les femmes. C’est donc avec elles que seront gagnés les nombreux combats contre la désertification, la croissance démographique, la malnutrition……….
L’expérience de Popenguine ne peut servir que de référence ou de modèle. Elle permet de comprendre que la réussite d’un tel projet repose sur la collaboration entre l’Etat, les populations locales et les acteurs nationaux et internationaux.






Commentaires
1. Le jeudi 14 août 2008 à 18:16, par stars
2. Le samedi 4 octobre 2008 à 12:18, par Phil
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